vendredi 19 février 2016

Les outils de vérification en ligne (Seconde partie: Les corps célestes naturels et artificiels)


Sont concernés ici les objets lointains évoluant dans l'espace et visibles depuis la Terre. Parmi eux, on pourra citer l'ISS, de nombreux satellites artificiels civils ou militaires, des fusées ou étages de fusées destinées à venir placer des satellites en orbite et donnant lieux à des rentrées atmosphériques. Et dans une moindre mesure (notre ciel n'est pas à priori concerné), des essais de missiles balistiques. Il s'agira aussi de corps célestes naturels et extraterrestres tels que des bolides, météorites, astéroïdes, comètes, étoiles, planètes qui font la joie des astronomes amateurs.

Les logiciels de tracking de satellites.





Le but n'est pas de tous les citer (ils sont nombreux), mais d'énumérer les principaux, les plus faciles à utiliser et les plus complets afin d'affiner ces recherches. Le plus en vogue est Stellarium, il vous faudra l'installer gratuitement sur votre PC et le paramétrer à votre guise. Il permet de suivre en direct le déplacement des satellites, l'emplacement des étoiles, planètes et essaims de météorites. On peut aisément remonter de nombreuses années dans le temps pour enquêter sur un cas.

Vous pouvez également suivre des satellites particuliers ainsi que l'ISS en temps réel (à paramétrer), sur N2YO (en Anglais).

Malheureusement, la plupart qui nous intéressent sont en Anglais. Pas de panique... Même si vous ne pratiquez pas la langue couramment, ils sont intuitifs et l'on parvient bien assez vite à les maîtriser.





Autre outil indispensable et complémentaire à Stellarium, il s'agit d' Heavens-Above (paramétrable en Français). Il est plus complet et répertorie les satellites militaires comme les fascinants triplets NOSS (ou Yaogan Chinois) par exemple. Il faudra commencer par renseigner sa position géographique. Ensuite, utiliser les onglets spécifiques en fonction de ce que l'on recherche. Un simple tracking ISS, les satellites à flares d'iridium, ou suivre l'ensemble des satellites visibles depuis chez soi ou un lieu spécifique, (ici, les prévisions quotidiennes sont fréquemment utilisées). Comme sur Stellarium, il est possible de remonter le temps afin de retrouver un événement du passé. Chaque satellite dispose d'un descriptif personnel. On peut prendre connaissance de sa luminosité, altitude, azimut, parcours, horaires de passage. En cliquant sur le nom, vous prenez connaissance de son évolution sur la voûte céleste et une multitude de renseignements utiles.

Calsky est en Anglais mais rends de nombreux services. Là aussi, il sera nécessaire de rentrer des coordonnées géographiques locales. Plusieurs onglets de recherches sont proposés en fonction de ce que l'on désire vérifier.

Les rentrées atmosphériques artificielles.

En France, le cas le plus marquant et médiatique remonte au 5 novembre 1990 sur les coups de 19h). Depuis, nous n'avons jamais pu connaître une telle ampleur.

Sans conteste, l'un des meilleurs outil gratuit en ligne est le service "Upcomming and recent Reentries" d'Aerospace.org. Il s'agit de prévisions permettant d'anticiper quelques jours à l'avance une rentrée satellitaire. En cliquant sur le nom de l'engin, une mappemonde apparaît avec possibilité de suivre son cheminement et point de chute (théorique). Les review sont fréquentes et s'affinent au fil des heures. Il est aussi possible de remonter dans l'historique.

Space-Track est très riche et complémentaire, mais il faut pour cela créer un compte. Personnellement, je ne l'utilise pas.

Ted Molczan (Satobs.org) a bien compris l'importance des rentrées atmosphériques artificielles. Pour cela, il a réalisé une base de données de cas signalés et répertoriés depuis 1958. Par curiosité, vous jetterez un oeil sur la date du 5 novembre 1990. Cliquez: ICI (Format PDF).

Les rentrées atmosphériques naturelles (météorites, bolides, astéroïdes).




Bolide capturé par la station de Chaligny (54), le 27/12/15


Le BOAM réponds à ce service. Il n'exclue pas les rentrées artificielles. C'est un dispositif du REseau Français d'ObseRvation de MEtéores (REFORME), si qui au passage récolte les données déposées par les internautes. Elles sont réactualisées en permanence. Il s'agit d'un réseau constitué actuellement de 12 caméras grand angle disposées vers la voûte céleste et couvrant une grande partie de notre territoire. Il est possible d'obtenir les clichés de chaque passage de bolides et météorites enregistrés, ainsi qu'une mini séquence filmée.

Pour une recherche encore plus fine, il est désormais possible de consulter et contribuer soi-même en signalant des observations de météoroïdes grâce au site Fireballs.imo.net . Celui-ci et paramétrable à souhait (par année, région etc...), cet outil peut être d'un grand secours dans le cadre de certaines enquêtes ou finalement ne sont signalées que des lueurs furtives.



D'ici peu de temps, le réseau FRIPON (dispositif prévu de 100 caméras), sera complètement opérationnel. Il viendra conforter le dispositif existant et permettra de récolter des échantillons sur le terrain par triangulation et savants calculs. Ce réseau a déjà pu fournir ces premières captures d'écran. Pour géolocaliser la caméra, la plus proche de votre domicile, cliquez: ICI.

Sachez qu'il existe une flopée d'applications utiles pour smartphones via Google Play rendant les mêmes services dont certains cités ici.

Avec ces outils, vous voilà déjà bien armé pour progresser dans vos recherches de cas actuels et anciens. Faites-en bon usage... ;-)




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