vendredi 17 août 2018

Deux exemples flagrants de méprises avec la station spatiale internationale (ISS)




Quelques cas me sont parvenus à l'oreille cette année, le peu d'entre eux avec lesquels j'ai pu travailler, m'ont démontrés qu'il s'agissait la plupart du temps de méprises courantes. Je présente ici un petit exemple que nous rencontrons malheureusement encore trop souvent...

Manuel résidant vraisemblablement à Mancieulles (54) avait été confronté à des lanternes Thaïlandaises (qu'il connaissait pourtant !) dans la nuit du 16 au 17 juin 2012 (enquête diligentée par le GEIPAN). Celui-ci dispose d'une chaîne Youtube nommée "goldplay54". Il a filmé notamment à deux reprises, respectivement les 19 juillet, et 4 août 2018 le passage d'un point lumineux dans le ciel plus gros que n'importe quelle étoile standard, ce qui n'a pas manqué d'attiser sa curiosité.

Seulement voilà, en analysant un peu la chose, on flaire bien assez rapidement une autre méprise.

A l'ère du numérique, il devient tout de suite plus facile de vérifier une information, ce qui n'était malheureusement pas le cas durant la période ou les Ovni venaient plus régulièrement nous rendre visite, voir même d'un peu plus près avec un aspect franchement "tôle et boulons". Aujourd'hui qu'avons-nous principalement ? Des lueurs aux formes improbables, certains affirmeront qu'il s'agit de sphères, pour le reste, quelques triangles isolés. Les formes d'hier (disques, ellipses, cigares, soucoupes avec ou sans dôme, tubes...) ne sont plus vraiment légion, ce qui ne veut pas dire pour autant qu'ils aient totalement disparus.

Mais revenons à notre observateur avec sa première vidéo, celle du 19 juillet 2018...




Ici l'internaute fort heureusement a eu la présence d'esprit de fournir une localité, une date et une heure, ce qui est le BA-BA pour commencer une enquête virtuelle dans un premier temps avant d'aller plus loin. Donc nous savons que nous sommes le 19 juillet 2018, qu'il est 3h10.

Voyons un peu ce que nous donne la capture du logiciel Stellarium en rentrant ces paramètres...


Le résultat est sans appel ! La station est pile poil à l'horizon Est à l'heure indiquée. Il ne sera pas nécessaire d'aller chercher plus loin.


Deuxième vidéo, celle du 4 août 2018...




Là encore les indications (vers 22h00 nous dit-il), et la direction (Ouest, Sud-Est) nous permettent de remonter à l'intrus.

Revérifions sur Stellarium en prenant soin de bien le paramétrer...




Que dire de plus ? Même combat... Comment expliquer qu'après toutes ces années d'observations, le témoin ne puisse se remettre en question en cultivant son esprit critique ? Est-ce si fatiguant ? Malheureusement, il est loin d'être le seul, ne lui jetons pas la pierre...

Il est assez déplorable que la majorité des internautes s'intéressant un peu à la question, ne cherchent pas à comprendre, à creuser d'avantage pour tenter de savoir objectivement ce qu'ils ont vus. Si tous avaient la présence d'esprit d'utiliser ce que leur offre gracieusement le Web, cela nous ferait gagner un temps précieux.

Aussi devrais-je rappeler que le travail d'un enquêteur "exoticien" n'est pas de mettre en avant les multiples méprises plus ou moins complexes, même si cela fait partie du job, mais plutôt tenter de débusquer la nature même d'un ou plusieurs phénomènes "exogènes" noyés au beau milieu du bruit parasite. Pour cela, les témoins doivent être fiables et les cas exemplaires, en laissant apparaître des caractéristiques communes, propres aux PAN/Ovni. C'est seulement à partir de là que la recherche prends tout son sens en invitant progressivement les scientifiques à se pencher sur la question, mais certains ne l'ont pas encore compris et réfutent en bloc cette possibilité.

samedi 7 juillet 2018

Mercredi 2 mai 1990, vers 23h00, Bouzonville (57): Triangles, méfions-nous des imitations !


Notre ciel est source à confusion, il arrive parfois que l'on croit avoir à faire à une véritable présence exogène, ici en occurrence "un triangle de la nuit" alors qu'il s'agit d'un prototype dont l'identification n'est encore pas certifiée. Pourtant il existe des pistes de réflexions pour confirmer ce type de présence ponctuelle dans nos cieux de façon épisodique. Mais voyons à présent le déroulement de cette affaire...


Reconstitution de l'observation de la scène



Ici, c'est le témoin et enquêteur aguerri qui commente son propre témoignage (sans modification du texte initial) alors que "la vague Belge" n'était pas encore terminée.


***

Alors que je me trouvais sur le balcon, à l’arrière de la maison, j’ai aperçu en direction du Nord-Ouest deux lumières blanches sur l’horizon, qui m’ont fait penser tout d’abord à des phares d’atterrissage d’un avion. Immédiatement, j’ai trouvé que ces lumières n’étaient pas tout-à-fait semblables à cela. Encore maintenant, je ne saurais dire exactement en quoi elles en différaient.

L’objet se rapprochait de mon lieu d’observation assez rapidement, mais j’ai eu le temps de prendre une paire de jumelles (10x80). Le temps était très beau: ciel dégagé, Lune à la fin du premier quartier. A l’aide des jumelles, j’ai remarqué que l’objet se dirigeait vers moi, puis sur ma gauche, puis à nouveau vers moi (les deux lumières, vues de face puis de profil, m’ont permis de faire cette constatation). D’autre part, sur ma gauche (à la droite de l’objet), à environ un bon km, un avion de chasse accompagnait l’objet, parallèlement et à la même vitesse: forte lumière rouge clignotante et bruit de réacteur assez fort). 

L’objet aux deux projecteurs blancs, était alors silencieux. Puis, lorsqu’il s’est approché de moi (à environ 500 m) j’ai parfaitement distingué la forme de l’avion situé plus loin: éclairage de la lune sur la carlingue, couleur déformée par la lumière lunaire mais perceptible : un vert olive très sombre. En revanche, je n’ai pu voir la forme de l’objet, pourtant beaucoup plus près de moi. Ce n’est que lorsqu’il s’est trouvé entre la Lune et moi que j’ai remarqué sa forme triangulaire, plus large que longue (triangle isocèle).

On voyait deux lumières situées au-dessus de l’objet, ainsi que trois petites lumières rouges (non clignotantes) à l’arrière: une à chaque extrémité de la forme triangulaire et une au milieu. L’objet était difficile à discerner. Sans les lumières, je ne l’aurais pas vu, sa couleur se confondant avec celle du ciel, contrairement à l’avion de chasse situé plus loin. D’autre part, un très léger bruit de turbine devint audible à ce moment-là. L’objet allait plus vite qu’un avion commercial à réaction (par comparaison avec un avion qui passait à ce moment-là, allant vers le Luxembourg) mais moins vite que les avions de chasse qui volent habituellement dans la zone. 

Il était environ 23h00. Vers 23h05, un avion de chasse est passé à toute vitesse, à une altitude plus basse, venant de la zone d’où était venu l’objet triangulaire et allant exactement dans la même direction. Au court du quart d’heure suivant, il y eut plusieurs passages de chasseurs, dans différentes directions. Il faut signaler que des manœuvres aériennes semblaient avoir lieu ce soir-là.

L’objet est venu du point situé à 330° par rapport au Nord magnétique. Cette direction est celle de l’aéroport du Findel (ville de Luxembourg) et au-delà, de la Belgique, où des objets de forme triangulaire ont été observés ces derniers mois.


Informations complémentaires :

Les deux appareils de chasse (F4 Phantom parfaitement reconnus) étaient très bruyants et laissaient une traînée de fumées. 

Suite à cette observation, j’ai été contacté par un ancien militaire au grade de Colonel et ancien responsable de la BA 128. Après m’avoir informé qu’il travaillait pour le renseignement, il m’a invité à déjeuner et nous avons parlé de cette observation. Ainsi, j’ai appris que les trois petites lumières rouges à l’arrière du triangle étaient des télémètres laser et que les chasseurs étaient là pour faire diversion.

Cet étrange appareil tout noir, avait deux « drôles » de projecteurs de lumière d’un blanc très brillant aux reflets métalliques légèrement bleutés, situés sur le dessus, collés l’un contre l’autre. Il était plus large que long !! 

Ces lumières n’avaient rien de commun avec les phares d’atterrissage des avions que je vois très souvent dans nos cieux. D’autre part, les phares d’atterrissage sont situés sous l’avant de l’appareil et pas sur le dessus !

Rapport: M.T. (CFRU) - LDLN



Conclusion:

Il existe donc bien des appareils hors normes qui se baladent au-dessus de la France et partout en Europe. Sans tomber dans le piège des thèses complotistes mettant en scène le TR-3B dont l'existence même est mise en cause hormis un pauvre brevet apparu récemment visant à prouver le contraire. D'autres engins sont bien réels... 

Aéronefs furtifs non conventionnels de forme généralement triangulaire pilotés par des humains et des UAV (drones tactiques de surveillance), téléguidés à distance avec assistance GPS dotés d'une très grande autonomie. Rajoutons à cela les drones hypersoniques (Hypersonic Technology Vehicle) d'apparition plus récente, ayant la possibilité de pénétrer le proche Espace, de faire plusieurs fois le tour du monde sans être ravitaillés/inquiétés, pouvant transporter un missile à tête nucléaire et atteindre n'importe quelle cible au sol.

Cet espionnage du territoire est permanent, de quel ordre est-il ? Industriel ? Sécurité du territoire ? Vise t-il également les sites sensibles tels que les centrales nucléaire ? Toutes ces questions restent inaccessibles à notre niveau. Tout est parfaitement verrouillé.

Ces technologies évoluant très rapidement, il devient extrêmement difficile de distinguer ces engins avec ce que nous recherchons, en tout cas pour des personnes non averties ou directement confrontées au problème et sachant surtout faire preuve de raisonnement. 

Tout réside en réalité dans leur cinématique. Les Ovni sont étudiés depuis 70 ans par l'accumulation de milliers de témoignages indépendants partout dans le monde, ils ont leurs caractéristiques propres d'apparition/disparition, de manœuvres (déplacements et virages à angles très fermés, sustentation, descente en feuille morte, vitesse foudroyante), aspect, éclat, couleurs changeantes, formes évolutives, pulsations, bref... moult détails qui ne collent absolument pas avec nos propres appareils, originaux certes, mais tristement bien humains.

D'ou peuvent-ils provenir ? 

Principalement des bases des forces Américaines présentes sur tout le territoire Européen (USAFE).

Dans le cadre de l'observation de Bouzonville, la distance à vol d'oiseau de la base Américaine de Ramstein n'est distante que de 95 Km par la route, ce qui à vol d'oiseau, ne représente rien. D'autre part, la présence des deux chasseurs F4 Phantom ne laisse aucun doute sur leur origine. L'appareil observé serait un modèle antérieur aux UAV actuels dont on sait assez peu de choses comme le RQ-170 Sentinel ou le MQ-25 de la firme Lockheed-Martin (division Skunk Works).

La Belgique et les Pays-Bas, pays près très proche du nôtre disposent eux aussi de leurs bases attitrées. Mais certains de ces pseudo triangles peuvent tout aussi bien décoller depuis le Royaume-Unis (pays allié aux Américains) et venir pénétrer notre espace aérien. La question étant de connaître le niveau de tolérance et d'identification de l'Armée de l'Air Française vis-à-vis de ce trafic aérien d'une nation étrangère, mais c'est un autre débat...

dimanche 17 juin 2018

Lundi 2 juin 1975, manège lumineux observé depuis Rémering en direction des antennes d'Europe 1



Plan de situation


Bien que le lieu d'observation se trouve en Moselle, les faits se déroulent probablement côté Sarrois le long de la frontière. Nous remarquerons ici la présence d'une ligne haute tension et les quatre antennes émettrices de la station de radio Europe 1 (ondes longues, 183 Khz) situées sur le plateau du Felsberg. Une particularité rencontrée dans bon nombre de rapports d'observations. Les éoliennes n'existaient pas encore.

A l'époque des faits, le secrétaire de la cellule locale du Cercle Français de Recherches Ufologiques (CFRU) signale à l'enquêteur que depuis plusieurs jours sont rapportées des interférences radioélectriques qui perturbent les postes de télévision sur Rémering.

Ce dernier persuadé qu'il se passe quelque chose d'anormal, se poste sur les hauteurs de la commune face aux antennes émettrices d'Europe 1 situées sur le territoire de la commune de Bérus.



Cliché extrait du rapport d'observation



1ère observation :

Alors qu'il observait l’horizon à la jumelle (10 x 50) suite à des observations faites précédemment dans le secteur, une lueur jaune cuivre s’est brusquement allumée dans le ciel à gauche des antennes d'Europe 1, direction, Nord-Nord-Est.

Elle scintillait très rapidement (bien plus vite qu’une étoile) donnant parfois l’impression qu’elle tournait sur elle-même. Mais elle restait sur place. A travers ces jumelles, il pouvait se rendre compte que les lampadaires allumés, du village situé dans le vallon sous la lueur, étaient aussi volumineux que cette lueur sans forme, contrairement aux lampadaires dont la forme était, elle, bien distincte.

A 21h35, pendant qu'il observait attentivement cette lueur à la jumelle, elle s’éteignait sur place en donnant une impression de mouvement du haut vers le bas comme lorsqu’on coupe la flamme d’un brûleur à gaz. A moins qu’elle ne se soit éloignée rapidement sur une trajectoire parfaitement dans son axe d’observation mais celui-ci en doute.

Angle formé avec le Nord magnétique : 40° vers l’Est, élévation au-dessus de l’horizon, environ 10 °.

Aucun bruit, aucune anomalie d’ordre électrique ou autre n’a été constatée. Ciel sans nuages, absence de vent et aucun autre témoin. Le Soleil était à l’Ouest, sur l’horizon.



Agrandissement de la zone de la seconde observation (extrait du rapport d'observation)



2ème observation:

Après avoir été témoin d'une première observation, il est resté sur place à scruter le ciel et l’horizon avec l’espoir d’être témoin d’un nouveau phénomène anormal. Sa patience devait être récompensée. Tout d’abord, son attention fut attirée, sur l’horizon, par une sorte de brume figée de forme ovale. Il cru qu’il s’agissait d’un grand filet tendu entre les pylônes HT ce qui est impossible. Intrigué, il observais au travers de ces jumelles, cette chose bizarre, immobile.

Vers 22h00, une petite lueur blanche (en bleu sur le croquis) est alors apparue. Cette lueur se déplaçait, lentement à l’horizontale, de la gauche, à partir du bord de la brume, pour se diriger vers le pylône situé à droite, en 8 secondes. Puis, elle disparaissait lorsqu’elle atteignait le pylône pendant 4 secondes. Pourtant on pouvait voir au travers de ce dernier. Puis la lueur réapparaissait pour continuer son chemin vers la droite en 2 secondes et sur une distance apparente à peu près égale au premier parcours, et disparaissait instantanément sur le bord de la brume. Après 15 secondes, une grosse lueur jaune brillante semblant avoir une forme de diamant ou de deux cônes collés par leur base, faisait son apparition en bas à gauche à partir du bord de la brume et se déplaçait lentement, à l’horizontal, durant 4 à 5 secondes et s’éteignait brusquement sur place. Aussitôt, que la lueur jaune avait disparue, tout recommençait !

Et cela dura jusqu'à 23h30 avec l’extinction de la lueur jaune.

Jamais les temps de parcours ne varièrent, sauf une fois où un avion arriva, alors la lueur jaune s’immobilisa à la moitié de son parcours pour reprendre son trajet après le passage de l’avion.
Par contre, plusieurs fois des voitures passèrent près de l’endroit, sans perturber le mouvement des lueurs. A chaque fois, il constatait que les voitures étaient visibles mais floues au travers de la brume et il distinguait parfaitement la lumière de leurs phares. Les véhicules ne semblaient pas être perturbés par l’événement et leurs occupants n’ont rien remarqué !



Schéma explicatif du mouvement des phénomènes lumineux constatés
(extrait du rapport d'observation)


Conclusions personnelles

Ici on se gardera bien de commenter, au mieux, il s'agira de PAN plutôt qu'autre chose de plus consistant et structuré. On peut bien sur penser à une perturbation électrique (lueur blanche principalement) liée à la présence de la ligne haute tension. Nous pouvons certes tout envisager, mais rien ne remplacera les investigations de terrain et le report méticuleux de toute observation. Il existe toutefois un événement à prendre en compte, la puissance initiale de l'émetteur Thomson avait été portée à 1 400 kilowatts à partir de 1975, est-ce lié ?

Source : Rapport MT (CFRU-Ufologia, section de Forbach, Moselle)

lundi 11 juin 2018

Carte de suivi des réalisations de crop circles (ou agroglyphes) Mosellans


Crop circle réalisé probablement dans la nuit du 8 au 9 juin 2018 entre Sarraltroff et Hilbesheim au lieu-dit Kastelwald (crédit photo: Républicain Lorrain)



Il était inévitable qu'il ne puisse pas en avoir de nouveaux en cette saison. Le dernier en date vient tout juste d'être réalisé entre Sarraltroff et Hilbesheim à la faveur du début de la nouvelle Lune. Il se pourrait d'ailleurs qu'ils agissent une seconde fois au cours de la semaine. Voir les photos ici même publié sur le Républicain Lorrain dans sa version en ligne.


La localisation exacte sera précisée en temps voulu. Par la même occasion, j'en ai profité pour créer une carte consacrée aux agroglyphes Mosellans qui sera désormais accessible dans un nouvel onglet du blog. Vous trouverez à la fois, la localisation, le symbole représenté, des vidéos (ou autres liens), ainsi que les compte-rendus de certaines études réalisées in-situ qui s'appuient sur le rapport VECA (PDF).

Il y en aura t-il d'autres cette année, ou sera t-il le seul ? L'avenir nous le dira, en attendant, les coupables sont toujours dans la nature.

mardi 5 juin 2018

Ovni/PAN et installations électriques (Généralités)



Pylônes et lignes haute tension au coucher du soleil


Parmi les études et enquêtes menées depuis de longues années, nous retrouvons un certains nombre de cas rapportant des observations d'Ovni à proximité des installations électriques. 

Sont par exemple concernés, les centrales électriques au charbon (La Maxe, Blénod etc...), les réseaux de transformateurs (Saint-Julien les Metz, lieu-dit "la Mouillure", le poste de Vigy), les lignes de chemin de fer (hé oui, on y pense moins !), les installations hydroélectriques (barrages sur la Moselle, le Rhin, Lac du Vieux Pré), les lignes THT d'EDF/RTE qui finissent bien souvent en remontant à la source, vers une centrale nucléaire telles que Cattenom, Fessenheim, Chooz ou encore Tihange.

Ces endroits constituent une base sérieuse de lieux potentiels ou les veilleurs auraient de bonnes chances d'observer des phénomènes insolites.

Des Ovni ont également étés signalés lors de fortes activités orageuses, il ne s'agit pas systématiquement de foudre globulaire même si celle-ci est également à prendre en compte. Les éclairs et la foudre constituent une énergie décuplée 100% naturelle, malheureusement, nous sommes loin de pouvoir la canaliser et nous en servir pour éclairer les villes par exemple.

Les réseaux de lignes THT semblent constituer des autoroutes à Ovni à certains moments sans que l'on puisse vraiment expliquer pourquoi. Pourtant il existe quelques pistes...

Ces réseaux concentre une grosse part d'énergie dont on peut-être besoin ces choses qui nous rendent visite. Il n'y à qu'à se servir gratuitement, comment ? Eh bien par induction. Ce procédé existe déjà depuis quelques années notamment chez certains constructeurs automobiles. Il s'agit d'un système de charge par induction (sans fil) pour voitures électriques. Ce n'est qu'un dérivé des autres technologies nomades sans fil que nous utilisons au quotidien.



Un mystérieux triangle de la nuit


Spéculons un peu ... Il pourrait s'agir d'un moyen avec lequel ils auraient la capacité de modifier leur apparence, de passer d'un état à un autre en changeant de forme, de structure. La possibilité se rendre visible ou invisible. Certains parleraient ici d'Ovni "transformers". En effet, quelques cas laissent suggérer toutefois avec prudence, que la proximité d'installations électriques générant d'importants champs magnétiques et ondes basse fréquence permettent à ces "pseudo-engins" d'apparaître plus facilement aux yeux des témoins.

Il est important de noter que sur le Géoportail, il est possible de superposer plusieurs trames, il en est une consacrée aux réseaux électriques. Intéressant donc...


Trame du réseau électrique appliquée pour l'ancienne centrale électrique de La Maxe (Source: Géoportail)



On leur attribue la capacité de créer des black-out, des coupures générales d'électricité en allant se servir à la source pour ainsi dire. Il existe quelques cas en ce sens plus ou moins bien documentés ou l'on signale la présence d'Ovni alors qu'au même moment des villes sont plongées dans le noir total notamment aux Etats-Unis, au Brésil etc... Mais la France n'est pas en reste.

Les sceptiques vous dirons qu'il s'agit là de vieux réflexes "ufofiles", que les corrélations ne sont que fantasmes de "soucoupistes". Alors dans ce cas comment expliquer qu'elles ont eues lieux dans de nombreux pays à des époques, des cultures très différentes et qu'il en est encore question aujourd'hui ? Comme le dit le vieil adage, "il n'y a pas de fumée sans feu". 

Au lieu de rejeter la possibilité de visites d'un phénomène non prosaïque, ces derniers préfèrent selon des principes pragmatiques de trouver la solution adéquate que peu finalement contesteront puisqu'il s'agit d'un scénario recevable même s'il ne peut être validé pleinement. Mais pour autant, s'agit-il vraiment des faits ? J'estime qu'un enquêteur sérieux et appliqué dans son travail faisant preuve de neutralité dans ces conclusions sans évoquer explicitement un phénomène exogène, est tout aussi respectable qu'un sceptique avançant des idées construites sur la base de connaissances acquises. Ignorer ce qui semble impossible, refuser les découvertes à venir est clairement une position anti-scientifique.

Enfin n'oublions pas que récemment, le Pentagone a déclaré (très discrètement) d'après son étude sur les Ovni, que les lieux proches des installations nucléaires et les centrales électriques constituaient des points chauds.

Pour la peine, on se souviendra aussi du 8 avril 2009 ou des journalistes travaillant pour "Charlie Hebdo" dans le cadre d'un reportage sur les dessous troubles d' E.D.F. rapportèrent que plusieurs failles dans les systèmes de sécurité interne avaient été signalées et que lors d’une inspection nocturne les enquêteurs auraient mis la main sur un rapport confidentiel de 260 pages consacré aux extraterrestres, rien que çà ! Rapport qui mentionnerait  le survol régulier des installations électriques  par des OVNI, malheureusement à ce jour personne n'a pu nous apporter une preuve tangible de l'existence d'un tel document, c'est fort regrettable ! En tout cas, jamais l'existence de ce dossier n’a été démentie...

Donc les sources d'énergies telles qu'elles soit seraient un des dénominateurs communs à ces visites très particulières.



Une structure rectangulaire


En ce qui concerne les formes les plus communément observées dans l'environnement de "la fée électricité", il s'agit principalement de structures géométriques (triangles, rectangles, losanges), ce qui laisserait penser que nous avons à faire à quelque chose de différent par rapport aux bons vieux disques, soucoupes et autres cigares volants. Mais parfois cela se résumera à des lueurs plasmatiques se mouvant comme si elles étaient organisées.

Alors bien entendu, qui dit installations électriques, dit tout un tas de phénomènes lumineux plus ou moins connus tels que les plasmoïdes qui se forment lors de défaillances et court-circuits sur les installations au niveau des chaînes d'isolateurs des pylônes électriques. Ces phénomènes sont souvent de courte durée et parcourent essentiellement les lignes électriques desquelles ils ne s'écartent jamais. De plus les couleurs sont celle d'un arc électrique, blanc, bleu, violet ou tirant sur le vert, les teintes chaudes plus communément alléguées aux PAN/Ovni sont quasi inexistantes. Il est aussi un cas extrême et l'on se demandent bien s'il ne tient pas plus de l'imagination que de la réalité, il fait appel à un essaim d'insectes qui passant sous une ligne haute tension aurait la possibilité de s'ioniser, devenir luisant.



Effet corona (ou effet couronne)


Les sceptiques passent leur temps a invoquer des défaillances prosaïques provoquant des arcs électriques, des effets corona (effet couronne) ou plasma lumineux lorsque l'on parle de lignes HT, mais oublient bien souvent les témoignages dans leur ensemble. Dans bien des cas, il ne sont pas à l'origine des enquêtes, mais se permettent d'arranger celles des autres à leur sauce sans avoir tous les éléments clé en main. Lorsqu'elles sont publiées pour une raison X, elles se résument au principal, les compléments d'enquêtes, contre-enquêtes, suivi des témoins, leurs coordonnées etc... c'est l'enquêteur et lui seul qui détient tous les éléments et un seul détail non pris en compte serait en mesure de faire chapeauter leurs scénarios ad-hoc.


Concernant les enquêteurs en général, les idées sont bien arrêtées. Ils pensent que la plupart sont des "croyants tenants", qu'ils passent leur temps à arranger les affaires pour les rendre plus extraordinaires, une tendance réductionniste somme toute bien arrangeante démontrant un mépris sans équivoque pour leurs collègues de galère. Il en est de même avec les personnels naviguant (pilotes de ligne, astronautes etc...) invoquant leur fameux argument d'autorité, mais je m'éloigne, ceci est un autre débat, un autre combat contre des idées reçues.

Et en Lorraine, que s'est-il passé me direz-vous ?

Dernièrement je vous avais fait part d'une observation à Téterchen. Mon collègue et ami Olivier de Sedona (Ufo-Conscience), relate sur son blog l'observation d'un disque blanc diurne à proximité de la centrale de La Maxe, expérience reprise ICI.

En dehors du voisinage du CPNE de Cattenom ou il y a eu quelques observations (triangles notamment), c'est au voisinage des lignes THT proches de la frontière Sarroise et de l'émetteur d'Europe 1 que des observations donnèrent lieu à des enquêtes rédigées "aux petits oignons" puisque certaines proviennent personnellement d'un enquêteur auquel j'accorde toute ma confiance. Les données sont donc objectives et qualitatives. Je livrerais une de ces enquêtes en particulier lors d'un prochain billet.


Enfin pour le fun, le coup des néons fonctionne très bien, alors que la Force soit avec vous ;-)

samedi 28 avril 2018

Objets ou sources lumineuses à basse altitude, pourquoi pas la piste du fer ?



Le combat d'Arcelor Mittal pour que vive la sidérurgie Lorraine


Je l'avais déjà évoqué, mais j'y reviens ... Dernièrement je suis tombé sur deux entretiens signés José Bouillon accordés à Mr Luc Cotte, un ufologue chercheur essayiste qui réside du côté de Clermont-Ferrand. Celui-ci évoquait la piste du fer comme explication aux survols d'Ovni en des zones bien précises. J'avais eu connaissance de Luc depuis l'histoire d'un cliché d'Ovni médiatisée par la presse régionale à l'époque et ou il s'exprimait dans une vidéo en lien avec l'événement. Cette expérience pourtant accompagnée du récit du témoin et son caractère médiatique est quelque peu passée sous silence par le Geipan pour je ne sais quelle raison, à ce jour nous ne connaissons toujours pas le fin mot de l'histoire.

Puisque Luc disposait d'un site web, j'ai été agréablement surpris de découvrir qu'il lorgnait sur quelque chose que j'envisageais de mon côté mais qui n'avait pas été mis en forme. Etant Mosellan, et que nous sommes dans un berceau sidérurgique, fer d'un côté, charbon de l'autre, je me suis mis peu à peu au travail avec l'idée d'intégrer cette piste du fer dans une étude géo-ufologique plus globale que je ne livrerais pas de sitôt (travail inachevé qui se doit d'être encore enrichi).


Généralités

Sans rentrer dans les détails techniques et trop complexes, il est nécessaire en quelques lignes de définir un peu ce métal.


Le fer (fe), de masse atomique 26 est sans doute un des éléments les plus communs sur Terre. Le noyau est constitué principalement de fer, de nickel et autres matériaux secondaires en fusion. Il est également très présent dans les météorites et constitue également le noyau d'autres planètes. Autant dire qu'il n'est pas une denrée rare à l'échelle de l'Univers. N'oublions pas que la Terre est un très gros aimant parcouru par un champ magnétique qui passe du Nord au Sud.

Avant qu'il soit monnaie courante, l'homme préféra le cuivre et le bronze pour réaliser ces armes ou bijoux avant d'avoir l'idée de l'utiliser et le maîtriser afin de le rendre plus solide par l'ajout de carbone, ce qui donna lieu à l'acier pour l'élaboration de ces armes, outils et diverses structures métalliques. Il a été retrouvé des armes constituées de matériaux extraterrestres issus de météorites, chose que l'on arrive à déterminer généralement à l'aide d'un spectromètre de masse (la structure moléculaire est différente = étude des isotopes).


La présence du fer dans nos régions

Les gisements se sont formés durant l'Aalénien (Jurassique Moyen). Le fer est présent du Sud de la Belgique en passant par le Luxembourg (secteur d'Esch-sur-Alzette) et poursuit sa course vers la France dans un premier bassin constitué par les mines du "Pays-Haut" (Longwy-Briey-Homécourt-Thionville). Un second bassin s'étends sur une bande située à entre Metz et Nancy.


Notre fer est communément appelé "Minette de Lorraine" (ou minerai oolithique) car sa teneur en fer n'est pas très élevée (30 à 35 %), mais il existe aussi du "fer fort" (70 à 75%).

Des fouilles et sondages archéologiques réalisées notamment dans le massif forestier des alentours ont démontrées qu'il existait une paléo-métallurgie organisée avec de nombreuses traces de ferriers, charbonniers, scories et présence de bas-fourneaux utilisés des Celtes au Haut Moyen-Age en passant par la période Gallo-Romaine. Mais le fer fut vraiment exploité à l'échelle industrielle qu'entre 1830 et 1997, date qui sonna la fin définitive de ce qui faisait notre richesse régionale, la dernière mine ayant fermée quatre an plus tôt.

Je passe sur les techniques d'extraction. En revanche, il est bien évident que ces matériaux devaient être transformés dans des usines à proximité ce qui constitua peut-être un intérêt pour nos visiteurs. Entre les mines, forges, hauts-fourneaux, aciéries, laminoirs etc... il y a de quoi s'octroyer l'objet du désir à moindre frais.



Wagonnet d'acheminement du minerai



Et nos Ovni dans tout çà ?

Historiquement et ufologiquement parlant, on constate dans une période qui s'étends grosso-modo de 1954 au milieu des 90, une recrudescence d'observations dans les zones à forte implantation sidérurgique. Notamment sur Audun-le-Tiche, Hayange et la vallée de l'Orne.


Quelques exemples ...

Le 23 septembre 1954 du côté de Lantéfontaine les Baroches (54) fut observé un étrange ballet de rassemblement de cigares (6 au total !) par une dizaine ouvriers qui se rendaient à bicyclette vers les usines du groupe Sacilor. Ces objets sont restés immobiles plusieurs minutes durant au-dessus de la campagne environnante avant de disparaître.

Le 6 mai 1965 à Audun-le-Tiche (57), c'est une énorme masse rougeoyante qui se déplaça en moins de cinq secondes, en trois points différents répartis sur une ligne droite, allant de gauche à droite et sur une distance de 500 mètres, sans aucun bruit, au sommet d’une colline située au loin, à environ 1,5 km. Les toitures des maisons de Russange situées au pied de la colline, étaient également
éclairées par cette lueur rouge.




Audun-le-Tiche: La Borne de fer, une histoire qui remonte à 130 millions d'années



Début mars 1973, Piennes (54), Disparition durant la nuit de 60 tonnes de ferraille composées de rails de chemins de fer, et 7 aiguillages qui disparaissent d'un chantier. Evènement attribué à la vague de 1973.



Le 29 mars 1976, Ottange (57), des adolescents observent deux phares d’un diamètre apparent de 1 cm, l’un de couleur rouge et l’autre blanc, volant silencieusement à une vitesse constante de 6° par seconde, et descendant vers le bois à 45° sur l'horizon. Les phares étaient de forme rectangulaire, aux contours imprécis, d'une lumière diffuse, n'éclairant pas les environs. La durée de la descente fut estimée à une dizaine de secondes. Les deux phares disparurent derrière le bois. Il existe des puits de mines et un funiculaire qui rejoint Rochonvillers.

En 1996, Clouange (57) observation d'un objet triangulaire au-dessus d'une parcelle de forêt, volant à basse altitude, l'objet a été suivi sur près d'un kilomètre en mobylette par le frère du témoin de l'observation dit de "La Neule". L'autre frère affirme avoir été comme "scanné" en compagnie de sa femme et un ami sur une petite route longue de 2 km traversant la forêt. Ce type de triangle a été régulièrement aperçu sur les communes des alentours: Maizières les Metz (quartier Kennedy), Gandrange, Clouange, Vitry s/Orne et Moyeuvre-Grande durant les années 1994-96.

Etc... Tout ou presque a pu être observé au niveau des formes, tant des cigares, sphères, disques et autres triangles dans les années 90 évoluant à basse altitude. 

Une information au passage ... A Berviller, Tromborn et Rémering on exploitait aussi du minerai de fer à la Révolution, hors n'est-ce pas en ces endroits que plusieurs observations ont étés signalées, certaines relevées dans ce blog ? Les premiers triangles Lorrains survolaient déjà ces secteurs respectivement en 1975 et 1977.

Plusieurs témoins font état d'une couleur rougeoyante comme du métal en fusion, s'agit-il du moment précis ou les vols de matière première ont lieux ? S'agit-il de l'Ovni ? Celui-ci est-il invisible ou bien s'agit-il uniquement du matériau extrait du sol ? Serait-ce une pratique pour subtiliser et stocker le fer dans de meilleures conditions lorsque celui-ci est en fusion ? Nous sommes en droit de nous poser ces questions même si elles paraissent pour le moins saugrenues.

Des rapports d'observations font état de rayons lumineux émanant des Ovni comme des faisceaux tronqués ou qui se prolongent jusqu'au sol, s'agirait-il de possibles rayons tracteurs afin d'extraire ce dont ils ont besoin ? Cela génère toujours plus de questions que de réponses, nous en avons désormais l'habitude.

Mais ce n'est que par des enquêtes menées à la source que nous pouvons obtenir un maximum de données exploitables afin de se donner le droit d'extrapoler un peu sur les possibles missions de ces choses issues d'un monde étrange qui ne semblent pas seulement se focaliser sur le fer puisque de nombreuses autres mines et carrières sont visitées sur le même principe jusqu'à récemment.

Quelles motivations pouvaient-ils les pousser à vouloir à se manifester sur ces secteurs en particulier ? Est-ce du à la forte luminosité en provenance des usines qui restaient éclairées la nuit au coeur des vallées ? De l'espionnage industriel ? Prendre connaissance de nos avancées en matière de transformation de la matière ? Ou bien venaient-ils là extraire à leur tour sans les matériaux dont-ils avaient besoin pour X raison ?

Nulle n'est en mesure de le savoir et c'est bien pour cela que l'enquête doit continuer.

dimanche 18 mars 2018

Début février 1954, Sainte Marie-aux-Chênes (57) : Cliché d'Ovni



Vue aérienne de Sainte Marie-aux-Chênes dans les années 1950-65. (Source : Géoportail)


Comme beaucoup le savent, l'année 1954 a eue son lot sans pareil d'observations à travers la France et les pays limitrophes avec un pic entre les mois d'octobre et novembre. Nous savons aussi qu'elle fut en partie impactée par les effets indésirables de la presse écrite amenant la population à une certaine la psychose d'une part et la recrudescence de canulars abondamment décrits dans la littérature ufologique. Mais voilà, au beau milieu de tout çà peuvent se cacher de véritables cas. Ceci est valable pour toutes les principales vagues d'observations Françaises (1954, 1990, 1993, 1998, 2010 ?). L'épisode "Drovni" (saison automne 2014, printemps 2015) au-dessus des sites sensibles (parc nucléaire), semble être désormais écarté pour d'autres raisons.

Ici je reviens sur un cas publié sur le site Fotocat de Vincente-Juan Ballester Olmos. Il ne m'en voudra pas d'avoir subtilisé ce passage, il s'agit après tout d'une petite partie de notre patrimoine national en terme de bizarrerie ufologique.

Bien ... Il s'agit d'un cliché acceptable que nous devons à Mr Hofmockel résident à Homécourt (54). Les deux autres clichés ce sont soldés par un échec. Malgré sa qualité très moyenne, il est tout de même intéressant, car s'il démontre qu'à l'époque, les faits rapportés n'étaient pas essentiellement nocturnes. 

L'autre détail qui pourrait avoir son importance, c'est la proximité d'un site industriel, en occurrence ici un terril. Ce dernier semble être localisé au Nord de la commune (voir la prise de vue aérienne).

La carte géologique mets en évidence le passage de la faille située au Sud d'Homécourt (54) distante à peine de quelques kilomètres du site de l'observation. Il aurait été plus intéressant au demeurant, si cet hypothétique objet ce serait trouvé directement à l'aplomb de la faille, hors ce n'était pas le cas.




Début février 1954, Sainte-Marie-Aux-Chênes, France. © Jean Hofmockel.



S'il s'avérait que ce cliché soit réellement authentique, cela semble être le cas, pourtant rien ne prouve la véritable nature de l'objet. L'auteur aurait pu très bien monter un canular à l'aide d'un enjoliveur, un disque vinyle ou bien un couvercle de poubelle, le tout agrémenté qu'un récit puisé dans la littérature ufologique pour ficeler son affaire. C'est peut-être le cas, mais comme il n'a jamais eu d'enquête à proprement parler, le doute subsistera ...

Mais s'il avait voulu aller plus loin dans la démarche et faire parler de lui dans les médias, voir récolter une certaine somme d'argent pour les clichés (çà ce négociait à l'époque), nous n'en serions pas là avec un cas isolé, et assez peu connu des ufologues. 

La taille de ce "disque volant" n'est pas vraiment compatible avec ce qui est décrit couramment à l'époque, cet objet semble plus grand que d'accoutumé (le témoin l'estime à 25 mètres de diamètres). En général les témoins relativement proches de ces objets décrivent plutôt une taille comprise entre 8 et une quinzaine de mètres tout au plus, mais pourquoi pas après tout ... 

La description de descente en feuille morte est très courante à l'époque et caractéristique des objets ayant une forme de disque, cymbale ou soucoupe.

Ce qui semble évident au premier abord sur cette photo, c'est le disque noir, s'agit-il bien de l'objet en question ? Il paraît bien petit pour un engin de 25 mètres de diamètre. Bon, effet de perspective trompeuse dirons-nous, je ne suis pas spécialiste en décryptage d'images.

En revanche j'apporterais peut-être plus d'importance aux tracés verticaux blanchâtres que nous voyons à droite. On les rencontre assez fréquemment sur les photos décrites comme véritables. Ils sont obtenus lorsque ces "disques volants" décollent rapidement du sol et en fonction du réglage des appareils photo. Mais il peut tout aussi bien s'agir d'un défaut de pellicule ou autre chose venant perturber la prise de vue.

Ceci pour dire qu'une photo ne pourra jamais constituer une preuve en soit, surtout en absence d'un récit cohérent derrière comme c'est souvent le cas sur les réseaux sociaux et les plateformes de vidéos. Avec d'avantages de données, il est possible d'aller plus loin, mais les témoins éventuels n'en sont pas conscient et apportent bien souvent que le stricte minimum, nous empêchant de ce fait d'avancer dans une démarche d'enquête.

Ci-dessous, le texte accompagnant le cliché paru dans l'Est Républicain le samedi 13 février 1954, page 7 (Source extraite du site web de Mr Patrick Gross).


"Je vis descendre un engin planant en feuille morte..."

Un Homécourtois assure avoir aperçu (et photographié) une soucoupe volante.


Joeuf. -- M. Jean Hofmockel, est marié à Homécourt, où il habite chez ses beaux-parents. Ce garçon, bientôt père de famille, vient d'avoir, selon d'aucuns, une chance extraordinaire, alors que pour d'autres, il passe pour l'auteur d'une bonne blague. Il prétend, en effet, avoir photographié une soucoupe volante. Toute l'affaire se déroula la semaine dernière, M. Hofmockel, souffrant, profitait, vers 13h15, du pâle soleil hivernal pour se promener aux abords du crassier de Sainte-Marie-Aux-Chênes, derrière les fours à coke d'Homécourt.

"Soudain, je vis descendre vers moi, planant en feuille morte un engin de quelque vingt-cinq mètres de diamètre, très proche du sol. j'avais mon appareil photo et j'ai pu prendre trois clichés. Mais, au moment où je m'apprêtais à prendre le quatrième, la "soucoupe" monta brusquement à la verticale et disparut très vite."

Notre témoin confesse qu'il a eu très peur, pas suffisamment toutefois pour que cela l'empêche de photographier sa vision, mais assez pour ne réussir que médiocrement ses clichés. La plupart des quelques personnes à qui il raconta l'affaire sont restées sceptiques, Mme Hofmockel la première, encore qu'elle paraisse à son tour convaincue. 

Certains vont même jusqu'à prétendre que le photographe de soucoupes s'est servi d'un simple couvercle lancé en l'air pour prendre ses clichés.


Alors effectivement, pour qui veut s'en donner la peine et en ayant du temps devant lui, il serait possible de retrouver le témoin ou plutôt ces descendants pour tenter d'en savoir d'avantage et obtenir pourquoi pas les clichés originaux jaunis par le temps. Mais j'imagine que les personnes du "Cercle Vosgien Lumières Dans La Nuit", le futur CNEGU avaient déjà tentées de remonter la piste ...